Les fortes chaleurs de l'été 2026 ont eu un impact mesurable sur les habitudes de mobilité des Franciliens. Une étude menée par l'Institut Paris Region (IPR) et la DRIEAT révèle une diminution significative de l'utilisation des transports collectifs et du vélo, particulièrement lors de la deuxième semaine de canicule en juin, où les températures ont atteint près de 41 °C.
Entre le 22 et le 28 juin 2026, la fréquentation des transports a reculé par rapport aux années précédentes. Les baisses observées varient selon les modes : les bus ont connu une diminution de 17 à 28 %, les trains et RER de 10 à 16 %, le métro de 10 à 13 %, et le tramway de 9 à 15 %. À Paris, les trajets à vélo ont diminué de 10 à 20 %. Le trafic routier sur les autoroutes radiales a également baissé de 3 à 5 % aux heures les plus chaudes.
Cette réduction globale des déplacements est attribuée en partie au recours accru au télétravail, qui semble avoir limité l'usage des transports collectifs. La diminution du trafic routier en fin de journée suggère également un renoncement à certains déplacements non essentiels. Les épisodes de chaleur de mai et juillet 2026 n'ont, en revanche, pas montré d'effet notable sur ces modes de transport.
Le télétravail est identifié comme un levier d'adaptation important face aux fortes chaleurs, bien que l'étude souligne les inégalités entre les actifs, certains ne pouvant ni travailler à distance ni adapter leurs horaires. Ces contraintes peuvent accentuer la fatigue et le stress des déplacements, notamment pour ceux qui dépendent des transports en commun. L'adaptation des mobilités au changement climatique représente ainsi un enjeu environnemental, organisationnel et social.
L'étude confirme la nécessité de mieux intégrer les épisodes caniculaires dans l'organisation des déplacements en Île-de-France et invite à poursuivre la réflexion sur l'adaptation des transports face aux événements climatiques extrêmes.




