Engagée dans la transition écologique, l’AP-HP mesure ses émissions de GES depuis 2022. En 2025, le bilan absolu progresse de +3,8 % par rapport à 2024, sous l'effet de l'augmentation des travaux de construction. Cependant, à périmètre comparable et hors émissions liées aux travaux, les émissions se stabilisent avec une diminution de -0,2 % en valeur absolue et de -2,4 % rapportées aux journées d'hospitalisation.
Cette évolution s'explique par une faible croissance des émissions liées aux activités de soin (médicaments, consommables, dispositifs médicaux), compensée par une forte augmentation des émissions associées aux travaux de construction. Néanmoins, les déplacements (-3,7 %), l'énergie (-4,5 %), les gaz médicaux (-20 %) et les produits de soin à usage unique (-28 %) ont vu leurs émissions diminuer. Ces résultats sont un premier signal encourageant des actions de décarbonation de l'institution.
Des actions phares dans des spécialités émettrices contribuent à cette tendance. Des hôpitaux comme Armand-Trousseau, Beaujon, Henri-Mondor, Tenon, Avicenne et Georges-Pompidou ont lancé des démarches pour réduire l'impact des blocs opératoires, notamment par l'usage de cupules réutilisables, de compresses non stériles, de seringues préremplies et l'optimisation des gaz anesthésiques.
Les services de réanimation, tels qu'Henri-Mondor et Pitié-Salpêtrière, sont également proactifs dans la transition écologique. Les consommations de médicaments et dispositifs médicaux sont analysées, les parcours patients étudiés, et des actions concrètes mises en place avec l'appui des pharmaciens et des services médico-techniques. L'AP-HP finalise une démarche de labellisation de ses services de soins pour structurer ces approches.
Enfin, l'AP-HP poursuit la sensibilisation de ses équipes via des ateliers pédagogiques et des formations pour faire connaître les enjeux environnementaux liés aux activités hospitalières et encourager les initiatives durables.




