Sorbonne Université, 11e européenne pour les brevets en 2025

L'université se classe parmi les meilleurs établissements publics de recherche européens en matière de demandes de brevet, selon l'OEB.

Image générique représentant des documents de brevets européens et une loupe, dans une ambiance de recherche et d'innovation.
IA

Image générique représentant des documents de brevets européens et une loupe, dans une ambiance de recherche et d'innovation.

Sorbonne Université figure parmi les institutions publiques de recherche européennes les mieux classées en matière de demandes de brevet, occupant la 11ᵉ place européenne selon les données 2025 de l'Office européen des brevets (OEB).

Sorbonne Université se positionne parmi les établissements publics de recherche européens les mieux classés pour les demandes de brevet. Selon les données 2025 de l'Office européen des brevets (OEB), publiées le 22 octobre, l'université atteint la 11ᵉ place européenne. Ce résultat témoigne de la forte dynamique d'innovation de la recherche publique française.
Avec cette 11ᵉ place, Sorbonne Université, aux côtés de l'Université Paris Cité (9ᵉ), est reconnue pour sa position parmi les institutions publiques de recherche les plus performantes en matière de demandes de brevet en 2025. L'OEB met en avant la « forte dynamique d'innovation interdisciplinaire » de ces deux universités.
Ces classements soulignent plus largement les performances de la recherche publique française. Trois organismes nationaux se distinguent parmi les quatre premiers à l'échelle européenne : le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), leader avec 729 demandes de brevet, le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), troisième avec 528 demandes, et l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), quatrième avec 432 demandes.
L'OEB a également publié sa première étude de référence sur le transfert de technologie en Europe. Réalisée en collaboration avec l'ASTP (association européenne des professionnels du transfert de technologie) et le Fraunhofer ISI, elle analyse les données sur les brevets et les résultats d'une enquête auprès de 809 offices de transfert de technologie (OTT). L'étude confirme le rôle crucial des universités et organismes publics dans l'innovation européenne, représentant environ 9 % des brevets européens, une proportion similaire à celle des États-Unis.
La recherche publique est particulièrement influente dans des secteurs technologiques clés. En 2025, les institutions publiques de recherche ont été à l'origine d'environ 34 % des demandes de brevet européen dans les biotechnologies, de 29 % dans les technologies quantiques et de 26 % dans les produits pharmaceutiques.
En matière de création d'entreprises issues de la recherche (spin-offs), la France se classe deuxième en Europe avec 633 entreprises recensées, derrière le Royaume-Uni. Parmi elles, 64,5 % sont en phase d'amorçage, une étape clé pour la commercialisation des inventions.
L'étude de l'OEB insiste sur la nécessité de renforcer le transfert de technologie en Europe pour accélérer la concrétisation des découvertes scientifiques. Cela implique un meilleur accès aux financements, le renforcement des liens entre recherche, entreprises et investisseurs, et le développement des collaborations européennes.
Information rédigée à partir de la source officielle : Sorbonne Université (26/10/2026)