Trois chercheuses de L'X lauréates du Prix L'Oréal-UNESCO 2026

L'École polytechnique honore trois doctorantes et une post-doctorante pour leurs travaux exceptionnels en sciences.

Image générique de découverte scientifique, représentant une hélice d'ADN stylisée.
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Image générique de découverte scientifique, représentant une hélice d'ADN stylisée.

L'École polytechnique célèbre trois de ses chercheuses, Kate Sorg, Sonia Mazelet et Johanna Loyer, parmi les lauréates du Prix L'Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science 2026.

Trois chercheuses de l'École polytechnique ont été distinguées lors de l'édition 2026 du Prix L'Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science. Il s'agit de Kate Sorg, doctorante au Laboratoire d’Optique et Biosciences (LOB), Sonia Mazelet, doctorante au Centre De Mathématiques Appliquées (CMAP), et Johanna Loyer, post-doctorante au Laboratoire d’Informatique (LIX).
L'institution salue également la reconnaissance de quatre de ses anciennes élèves : Justine Duval (X2019), Marie-Anne Carpine (thèse paris saclay, X2019), Brune Massoulié (thèse, X2019) et Maëlys Solal (Bachelor Polytechnique), soulignant leur talent et leur parcours depuis leur formation à l'X.
Ce prix, porté par la Fondation L'Oréal, l'UNESCO et l'Académie des sciences, récompense de jeunes chercheuses pour l'excellence de leurs travaux, dans le but de les encourager et de promouvoir la visibilité des femmes dans le domaine scientifique.
Les recherches de Kate Sorg portent sur l'étude de formes atypiques d'ADN chez des micro-organismes extrêmophiles. Ses travaux, qui mettent pour la première fois en évidence la présence de ces formes chez les archées, suggèrent qu'elles pourraient être des régulateurs universels des fonctions de l'ADN, ouvrant la voie à des applications prometteuses en santé et biotechnologie. « Plusieurs traitements anticancéreux ciblant précisément ces structures d'ADN sont actuellement en essais cliniques », explique-t-elle.
Sonia Mazelet développe un algorithme d'apprentissage profond pour analyser les données cérébrales complexes. Ses travaux, à l'intersection des mathématiques, de l'intelligence artificielle et des neurosciences, visent à mieux exploiter les données d'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) pour comprendre la géométrie, les connexions et l'activité du cerveau. Ces avancées pourraient aider à mieux comprendre certaines maladies ou les différences individuelles.
Johanna Loyer se concentre sur la robustesse des nouveaux systèmes de chiffrement face aux futurs ordinateurs quantiques. Elle étudie des problèmes mathématiques cruciaux pour la cryptographie post-quantique, tels que la recherche d'un vecteur court dans un réseau (SVP) et le problème de décodage, essentiels pour sécuriser nos échanges numériques quotidiens.
Information rédigée à partir de la source officielle : École Polytechnique (06/10/2026)