Utilisé dans les siphons à chantilly et à l'hôpital, le protoxyde d’azote peut, en cas d’usage détourné, provoquer de graves atteintes neurologiques, des vertiges, des pertes de connaissance, ainsi que des troubles de la mémoire, de l’humeur, de la motricité et cardiovasculaires.
Confrontée à des consommateurs et à des bonbonnes abandonnées dans l'espace public, la Police municipale d'Orsay avait déjà pris un arrêté interdisant le port, le transport et la consommation de ce gaz. La nouvelle loi RIPOST, en vigueur depuis le 20 août, durcit considérablement les sanctions.
L'inhalation de protoxyde d’azote en dehors d'un cadre médical est désormais un délit puni d'un an d'emprisonnement et de 3 750 € d'amende. La détention ou le transport par un particulier de plus du seuil autorisé est passible de deux ans de prison et 7 750 € d'amende. Ces mesures seront encore renforcées le 1er février 2027, avec une interdiction totale de détention, transport, cession ou offre, quelle que soit la quantité, sauf dérogations professionnelles.
Les policiers municipaux peuvent appréhender les auteurs en cas de flagrant délit. Les bonbonnes usagées, même vides, restent dangereuses et peuvent exploser lors de leur incinération.




