Été 2026 : Sécheresse exceptionnelle sur le bassin de l'Yerres

Le débit des cours d'eau a chuté de manière drastique, atteignant des niveaux critiques dans plusieurs secteurs.

Lit asséché de la rivière Yerres en Île-de-France pendant une sécheresse sévère, terre craquelée visible, faible niveau d'eau, végétation clairsemée sur les rives, ciel couvert projetant une lumière sombre.
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Lit asséché de la rivière Yerres en Île-de-France pendant une sécheresse sévère, terre craquelée visible, faible niveau d'eau, végétation clairsemée sur les rives, ciel couvert projetant une lumière sombre.

L'été 2026 a été marqué par un déficit pluviométrique exceptionnel sur le bassin versant de l'Yerres, entraînant une baisse significative des débits des cours d'eau.

Entre le 1er juin et le 23 septembre 2026, le bassin versant de l'Yerres n'a enregistré que 60 mm de pluie, une quantité considérablement inférieure aux 244 mm habituellement observés durant cette période. Cette diminution représente une baisse de 75 % des précipitations.
Le service Télégestion et Traitement de l’Information (TTI) du SyAGE a analysé les données pluviométriques et hydrométriques, révélant une situation hydrologique préoccupante. Riad Bechar, chef du service, a souligné la particularité de cet été : « Cet été, le déficit de pluie a été particulièrement marqué : seulement 60 mm ont été enregistrés entre le 1er juin et le 23 septembre, contre 244 mm en moyenne ».
Sur les 115 jours étudiés, seuls 13 jours de pluie ont été recensés. La situation s'est aggravée en septembre, avec aucune précipitation enregistrée jusqu'au 23 du mois.
Cette raréfaction des pluies a entraîné une forte diminution des débits des cours d'eau. À Courtomer, en amont de l'Yerres, le débit moyen est tombé à 0,04 m³/s (contre 0,39 m³/s en moyenne), soit une baisse de 89 %. Les débits minimums ont atteint seulement 2 litres par seconde en août et septembre.
Plus en aval, à Boussy-Saint-Antoine, le débit moyen s'est établi à 0,4 m³/s, une réduction de 71 % par rapport à la moyenne habituelle de 1,4 m³/s. Le ru du Réveillon a également été sévèrement affecté, avec un déficit de débit moyen de 85 % à Férolles-Attilly, et des minima de 4 litres par seconde en juillet et août.
Riad Bechar a ajouté : « Ces niveaux de débit témoignent d’une situation particulièrement sévère sur l’ensemble du bassin, avec des conditions favorables à l’apparition et à l’aggravation des assecs dans les secteurs les plus sensibles ».
La diminution naturelle du débit des cours d'eau durant les périodes de faibles pluies est appelée étiage. Lorsque le niveau d'eau devient extrêmement bas, certains tronçons peuvent ne plus présenter d'écoulement visible, un phénomène appelé assec, où le lit du cours d'eau devient totalement ou partiellement à sec. L'été 2026 a créé des conditions propices à l'aggravation de ces assecs sur les zones les plus vulnérables du bassin de l'Yerres.
Bien que les données confirment l'ampleur du déficit pluviométrique et la faiblesse des débits, elles ne permettent pas d'affirmer que l'été 2026 a été le plus sec jamais enregistré sur le bassin versant de l'Yerres.
Information rédigée à partir de la source officielle : SyAGE (07/10/2026)