Maëlisse Monteiro : la jeune lutteuse du RAC Lutte rejoint l'Insep

La championne de France de lutte s'apprête à intégrer l'Institut National du Sport, de l'Expertise et de la Performance pour viser le haut niveau.

Préparation des tapis de lutte dans un gymnase en Île-de-France.
IA

Préparation des tapis de lutte dans un gymnase en Île-de-France.

À 19 ans, la jeune lutteuse de Rueil-Malmaison, Maëlisse Monteiro, s'apprête à franchir une nouvelle étape en rejoignant l'Insep, après avoir remporté les Championnats de France.

Dans le gymnase du Vert-Bois, l'ambiance est studieuse. Maëlisse Monteiro, sous l'œil attentif de Sébastien Croix, président du RAC Lutte, peaufine les derniers préparatifs avant sa séance d'entraînement. Pour la jeune athlète, le club est une seconde maison, un lieu où elle passe la majorité de son temps libre, entre ses études et sa passion pour la lutte.
Ce mois-ci marque un tournant dans sa carrière : Maëlisse intégrera l'Insep (Institut National du Sport, de l'Expertise et de la Performance). Elle y deviendra partenaire d'entraînement des lutteuses de l'équipe de France, une étape cruciale vers le monde professionnel. « J’ai hâte. Je n’ai qu’une vie, je veux en profiter ! » s'exclame-t-elle, pleine d'enthousiasme.
Son parcours dans la lutte a débuté il y a neuf ans, en 2017, presque par hasard. Son frère, Mattéo, alors judoka, l'a initiée à ce sport après avoir découvert les Championnats du monde à Paris. « Il m’a dit “Viens essayer.” Je l’ai suivi », raconte Maëlisse, qui n'a depuis jamais quitté le club.
En mars dernier, à Mulhouse, Maëlisse a remporté les Championnats de France dans la catégorie des moins de 20 ans. Sa victoire en finale s'est jouée grâce à une technique complexe, l'immobilisation par le dos, un geste qu'elle a réussi à placer malgré la vigilance de son adversaire. Ce moment décisif, filmé, lui a permis de mesurer l'ampleur de sa réussite.
Son style de lutte, axé sur le haut du corps et les tirades de bras, rappelle la lutte gréco-romaine, selon Sébastien Croix. Son frère Mattéo, devenu champion d'Afrique pour le Cap-Vert, poursuit ses études et son entraînement dans une université américaine tout en restant licencié au RAC Lutte pour les compétitions nationales. Maëlisse bénéficie également des conseils de ses entraîneurs Ivan et Florian.
Au club, les séances combinent cardio, explosivité et répétitions. Maëlisse apprécie d'être traitée « à la même enseigne que les garçons ». Ivan souligne son « potentiel », sa « force, ténacité naturelle et gros mental », tandis que Florian voit en elle la capacité d'atteindre le niveau international.
Au-delà de son titre de championne de France, Maëlisse a surmonté les défis du lycée, du bac, les périodes de stagnation et les blessures. « Je sentais que mon niveau stagnait. Je me demandais comment progresser. Parfois, je n’avais plus envie, mais je n’ai rien lâché », confie-t-elle. La fatigue et la crainte de se blesser à nouveau ont marqué son parcours.
À 19 ans, elle aborde désormais la compétition avec plus de sérénité et de plaisir. « Je pars du principe que je peux ne plus être là demain. Alors je fais chaque entraînement comme si c’était le dernier », explique-t-elle. Le plaisir est devenu sa priorité, une approche qui lui a permis de se sentir plus solide mentalement.
Le RAC Lutte, qui compte près de 200 adhérents, suivra avec attention sa progression à l'Insep. Maëlisse reste licenciée du club, et son prochain objectif est déjà fixé : les Championnats d'Europe.
Information rédigée à partir de la source officielle : Ville de Rueil-Malmaison (05/10/2026)