Sécheresse : Seine Grands Lacs prolonge le soutien des débits jusqu'en 2027

Face à une sécheresse persistante, l'établissement mobilise ses réserves d'eau au-delà des dates habituelles pour garantir les usages essentiels.

Image générique d'un barrage de réservoir en Île-de-France, avec un niveau d'eau bas, typique d'une situation de sécheresse.
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Image générique d'un barrage de réservoir en Île-de-France, avec un niveau d'eau bas, typique d'une situation de sécheresse.

Face à une sécheresse persistante et à l'absence de pluies significatives, Seine Grands Lacs a décidé de prolonger le soutien des débits de la Seine et de ses affluents grâce aux réserves de ses lacs, mobilisées exceptionnellement jusqu'en début 2027.

Alors que la situation hydrologique sur le bassin continue de se détériorer, l'établissement Seine Grands Lacs poursuit le déstockage de ses lacs afin de protéger les populations et de garantir la continuité des usages. À partir du 1er novembre, il mobilise les réserves des lacs, renforcées par précaution pour faire face à une sécheresse tardive, de manière à pouvoir continuer à déstocker jusque début 2027. Cette situation est exceptionnelle, car le soutien des lacs prend fin en principe au plus tard le 15 décembre.
Face à un contexte hydrologique tendu, marqué par un printemps sec et une forte vague de chaleur dès la fin du mois de mai, Seine Grands Lacs avait engagé, le 2 juin 2026, la phase de déstockage de ses lacs-réservoirs avec près d’un mois d’avance sur le calendrier habituel. Cette opération annuelle permet de garantir des débits suffisants en Seine, Marne, Aube et Yonne, au bénéfice des milieux aquatiques et des usages à l’aval : alimentation en eau potable, fonctionnement des stations d’épuration, navigation, activités économiques ou encore fonctionnement des installations stratégiques, comme la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine.
Au printemps et à l’été, les épisodes de chaleur qui se sont succédé sur le bassin de la Seine ont accentué la baisse des débits des rivières dès la fin mai. Seine Grands Lacs a donc adapté à plusieurs reprises les volumes restitués depuis ses lacs. Ce pilotage fin a permis de préserver les usages essentiels — eau potable, navigation, irrigation —, de limiter jusqu’à présent les restrictions et de protéger la biodiversité sur la Seine et ses affluents.
Ces apports se sont révélés déterminants tout au long de l’été. En août, le débit de la Seine à Nogent-sur-Seine était équivalent au débit restitué par les lacs d’Orient et d’Amance-Temple. En Île-de-France, où la navigation fluviale constitue un enjeu économique majeur et où 70 % de l’eau potable est produite à partir de la Marne et de la Seine, près des deux tiers de l’eau de ces deux rivières provenaient des lacs-réservoirs.
Les trop faibles pluies en septembre et octobre n’ont pas permis de mettre un terme à la sécheresse. Au regard de cette situation et des prévisions météo, Seine Grands Lacs, en lien étroit avec l’État, les collectivités, les grands usagers et les syndicats de rivière, a décidé de poursuivre la phase de déstockage des lacs-réservoirs au-delà du 1er novembre. Les réserves, renforcées au préalable, seront utilisées avec prudence pour prolonger le soutien des débits.
Ainsi, les restitutions seront maintenues si nécessaire jusqu'au 18 janvier 2027 sur le lac du Der (Marne), jusqu'au 24 décembre sur le lac d’Amance-Temple, et jusqu'au 19 décembre sur le lac de Pannecière (Yonne). Sur le lac d’Orient (Seine), les restitutions s’arrêteront le 22 novembre 2026 en raison de travaux indispensables de rénovation du barrage de La Morge.
Au 1er novembre, les ouvrages disposent encore de 176 millions de m³ d’eau, soit 22 % de leur capacité normale. Seine Grands Lacs s’associe à l'appel à la vigilance lancé par les services de l’État et invite chaque usager à limiter sa consommation d’eau et à suivre les restrictions d’usage édictées.
Information rédigée à partir de la source officielle : EPTB Seine Grands Lacs (05/11/2026)