Initiée par des chercheurs de l'Institut de physique du globe de Paris (IPGP) et leurs partenaires, la revue adopte le modèle du « diamond open access ». Ce principe garantit la gratuité d'accès aux articles pour tous les lecteurs et l'absence de frais de publication pour les auteurs. Planetary Research se positionne ainsi comme la première revue en accès ouvert diamant entièrement dédiée aux sciences planétaires.
Le premier numéro, paru le 27 août 2026, explore des sujets variés tels que la datation des surfaces planétaires par l'étude des cratères d'impact, la géologie de sites lunaires et la composition des surfaces de la Lune et de Mercure. Un second numéro a suivi en septembre, abordant les lunes glacées et l'atmosphère de Vénus.
Au-delà de la gratuité, la revue se distingue par son mode de gouvernance. Elle appartient à la Planetary Research Cooperative, une association à but non lucratif administrée par des chercheurs en sciences planétaires, et est publiée en partenariat avec les Open Publishing Services (OPUS) d’Université Paris Cité.
L'objectif est de placer la communauté scientifique au centre du processus éditorial, de l'évaluation des articles à la définition des orientations stratégiques. Ce fonctionnement vise à assurer une représentation internationale et diversifiée des scientifiques impliqués, indépendamment de leur pays ou de leur étape de carrière.
L'IPGP joue un rôle clé dans ce projet. Mark Wieczorek, chercheur à l'IPGP, occupe le poste de rédacteur en chef, supervisant un comité éditorial international. Antoine Lucas, également chercheur à l'IPGP, participe au pilotage de la Planetary Research Cooperative.
Planetary Research encourage également la mise à disposition des données et des logiciels associés aux publications pour faciliter la vérification et la reproductibilité des résultats scientifiques, grâce à une politique spécifique sur la disponibilité des données et des codes.
Cette initiative s'inscrit dans un projet plus large de la Planetary Research Cooperative visant à créer des outils pour l'échange de connaissances dans la communauté des sciences planétaires, incluant un blog et des services collaboratifs.
Les initiateurs souhaitent démontrer qu'un autre modèle de publication scientifique est possible : sans barrières financières, sans objectif lucratif et avec une gouvernance portée par la communauté. Le projet bénéficie du soutien du CNRS, d’Université Paris Cité, de l’Université Paris-Saclay et de l’IPGP.




