Actuellement à l'affiche de la 4e saison de Lupin, diffusée depuis le 23 octobre sur Netflix, Soufiane Guerrab, 39 ans, est un acteur au parcours déjà riche. Il a joué dans des films marquants tels que Patients, La Vie Scolaire et De bas étage. L'acteur conserve de ses jeunes années à Rosny-sous-Bois, dans le quartier des Marnaudes, un sentiment de liberté qui le nourrit encore aujourd'hui.
Dans la série Lupin, il incarne Youssef Guedira, un inspecteur perspicace dans un jeu du chat et de la souris avec Arsène Lupin. Dans La Vie Scolaire, dont la série est actuellement en tournage au collège Federico Garcia Lorca de Saint-Denis, il interprète M. Bouffara, un professeur de mathématiques proche de ses élèves. Ces deux œuvres, produites par Netflix, révèlent la personnalité de Soufiane Guerrab, acteur instinctif et épris de liberté.
"Je crois beaucoup aux rencontres. Je suis aussi beaucoup porté sur les énergies. Avant le script, j’aime rencontrer les gens et ressentir les choses. On fait un métier où on se livre totalement, donc pour être performant, il faut que je puisse pleinement faire confiance au réalisateur avec qui je tourne", confie Soufiane Guerrab.
Cette confiance, il l'a trouvée auprès d'Omar Sy, producteur de la saison 4 de Lupin, et de Mehdi Idir, avec qui il avait déjà collaboré sur Patients et Monsieur Aznavour. La série sur les années collège ramène l'acteur à sa propre jeunesse. "Vous me demandez quel était mon collège à Rosny, ben j’ai envie de vous dire tous, parce que je les ai tous faits", s'amuse-t-il. Il décrit sa scolarité comme "libre", pratiquant cet amour de la liberté à l'école, "sans que ce soit méchant". Il se souvient avec humour de l'idée d'incarner aujourd'hui un professeur de maths.
Enfant du quartier populaire des Marnaudes à Rosny, entouré de "parents aimants" et de "frères et sœurs extraordinaires", il se rêvait plus en Zidane qu'en Roschdy Zem. Le cinéma l'a découvert à 19 ans, un jour de pluie à Paris. "J’ai vu des tentes noires sous lesquelles je me suis abrité un instant. Un gars m’a expliqué que c’était un tournage...", raconte-t-il. Ce jour-là, il rencontre Stéphane, qui deviendra son agent, et décroche son premier rôle dans le film Mes Copines. Il attribue cette rencontre à "sa bonne étoile" ou "au bon dieu".
"La vie n’est pas injuste, elle récompense souvent ceux qui saisissent leur chance", insiste Soufiane Guerrab. Il reconnaît que le cinéma a évolué pour mieux représenter la diversité de la société française. "De toute façon, il ne faut pas rester dans son coin, il faut toujours tenter le coup", affirme-t-il. En 2018, il a lancé le festival Tapis Bleu à Rosny pour encourager les jeunes à s'exprimer. Il attribue sa confiance en lui à ses parents, "mon père, décédé quand j’avais 18 ans et ma mère, qui m’ont toujours entouré d’amour. Peu importe où tu grandis, c’est ça le plus important".
Soufiane Guerrab, qui se décrit comme "un créatif", passe son temps à écrire, une passion qu'il aimerait un jour transposer à l'écran ou dans un livre. Il avait déjà réalisé en 2012 le court-métrage T6 dément, tourné à Rosny. Pour lui, écrire est un "besoin vital", une manière de peindre avec des couleurs vives.




