La maire d'Arcueil, Sophie PASCAL-LERICQ, a dénoncé ce lundi 19 octobre les violences commises en marge des manifestations pour la justice sociale. Elle a exprimé sa solidarité envers les nombreux habitants, lycéens et jeunes qui ont participé à ce mouvement, tout en condamnant fermement les actes de pillage et de destruction. "Ils ne reflètent en rien le mouvement social", a-t-elle précisé, soulignant que le mouvement lycéen n'en était pas responsable et que leurs revendications étaient légitimes.
Elle a également pensé à ses collègues maires dont les mairies ont été attaquées, considérant que s'en prendre à une mairie, c'est s'en prendre à la maison commune. Sa solidarité s'est étendue aux commerçants, aux habitants et aux agents publics touchés par ces actes. La maire a aussi eu une pensée pour les jeunes blessés, affirmant qu'un adolescent manifestant ne doit jamais repartir mutilé, et a appelé le gouvernement à apporter des réponses claires sur sa stratégie de maintien de l'ordre.
Au-delà de cette journée, Sophie Pascal-Lericq a rappelé que la colère de la jeunesse a des racines profondes, qu'elle entend chaque jour à Arcueil. Elle a mentionné les difficultés d'étude, l'inquiétude pour l'avenir, l'isolement et le manque de relais évoqués par les lycéens de Darius Milhaud. Pour y répondre, une permanence en mairie accompagnera dès le 21 octobre les jeunes dans leur recherche de stage et d'alternance, faisant du dialogue avec la jeunesse une priorité du mandat.
Cependant, la maire a souligné que les communes ne pouvaient pas répondre seules, critiquant le projet de loi de finances pour 2027 qui menace les services publics, les politiques sociales et les collectivités. Elle a rappelé que manifester est une liberté fondamentale devant s'exercer en toute sécurité, et que la réponse à la colère sociale doit être sociale et démocratique, appelant à changer de cap et à défendre les services publics.




