L'École vétérinaire d'Alfort célèbre ses 260 ans avec des débats sur l'avenir de la profession

L'institution a réuni experts et professionnels pour discuter des transformations passées et des défis futurs de la médecine vétérinaire.

Image générique de la façade d'une école vétérinaire historique en Île-de-France, baignée par la lumière du soleil de l'après-midi.
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Image générique de la façade d'une école vétérinaire historique en Île-de-France, baignée par la lumière du soleil de l'après-midi.

L'École nationale vétérinaire d'Alfort (EnvA) a marqué son 260e anniversaire le 17 octobre 2026 par une après-midi de débats intitulée « Regards croisés », réunissant des acteurs clés pour analyser les transformations de l'établissement et anticiper les défis futurs de la profession vétérinaire.

L'événement, qui s'est tenu le 17 octobre 2026, a rassemblé la communauté alforienne et ses partenaires autour de deux tables rondes. L'objectif était de dresser un bilan des évolutions majeures de l'école depuis ses 250 ans en 2016 et d'explorer les perspectives d'avenir pour l'enseignement vétérinaire et la pratique professionnelle.
La première table ronde, animée par Céline Gerster, directrice adjointe de l'EnvA, a retracé la décennie 2016-2026, marquée par une profonde transformation de l'établissement. Des anciens directeurs, Marc Gogny et Christophe Degueurce, ainsi que d'autres responsables comme Henry Chateau et Céline Mespoulhès-Rivière, ont partagé leurs perspectives sur le redressement financier, les investissements structurants, les évolutions pédagogiques (référentiel de compétences, simulation, outils numériques) et l'impact de la crise du Covid-19. L'introduction du concours d'entrée post-bac et le développement des hôpitaux vétérinaires ont également été soulignés, tout comme le bilan d'Alfort Normandie, site dédié à la santé équine ouvert en janvier 2025.
La seconde table ronde, dirigée par Renaud Tissier, directeur de l'EnvA, a élargi la réflexion à l'ensemble de la profession. Autour de Jacques Guérin (Conseil national de l’Ordre des vétérinaires), David Quint (SNVEL), Pierre Sans (ENVT), Caroline Boulocher (UniLaSalle), Annick Valentin-Smith (Vet In Tech) et Juliette Hadchouel (Inserm, Conseil scientifique de l'EnvA), les discussions ont porté sur les attentes sociétales, le travail en équipe, les enjeux démographiques, l'attractivité des secteurs, la répartition territoriale des vétérinaires et l'intégration des nouvelles technologies comme l'intelligence artificielle et la télémédecine. La nécessité de renforcer l'esprit critique et la maîtrise des fondamentaux scientifiques face aux outils numériques a été mise en avant.
Les participants ont également abordé les enjeux de santé globale, de prévention, de biodiversité et de gestion des crises, soulignant le rôle croissant du vétérinaire dans une approche globale du vivant et de la santé publique. Malgré les mutations, la profession vétérinaire dispose d'atouts solides pour relever les défis futurs, la formation de praticiens compétents, adaptables et dotés d'une forte dimension humaine restant la mission essentielle des écoles vétérinaires.
La journée s'est conclue par l'inauguration de deux instruments patrimoniaux de contention équine : la Table de Daviau (1889) et le Travail-bascule de Vinsot (1899). La reconstitution de ces appareils, rendue possible grâce au musée du Pays Châtillonnais, à la famille Desliens, aux rénovateurs et à l'Association des anciens élèves, rappelle l'héritage vivant de l'histoire d'Alfort.
Information rédigée à partir de la source officielle : École nationale vétérinaire d'Alfort (EnvA) (19/10/2026)