Cette certification évalue les efforts des aéroports pour mesurer et réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Paris-Orly a réalisé une réduction de 92 % concernant les activités directement maîtrisées par le Groupe ADP, telles que le fonctionnement de ses bâtiments, équipements et véhicules, ainsi que l'énergie achetée (émissions dites « scope 1 » et « scope 2 »). Pour obtenir le niveau 5, un aéroport doit réduire ces émissions d'au moins 90 % et équilibrer les émissions restantes par des dispositifs de retrait de carbone de l'atmosphère, ce qui correspond au « zéro émission nette ».
Ces progrès reposent sur des améliorations concrètes : modernisation des équipements et de l'éclairage, ajustement du chauffage, de la climatisation et de la ventilation. En 2025, Paris-Orly a consommé environ 16 % d'électricité et 35 % de chaleur en moins qu'en 2019. Parallèlement, l'aéroport a fait évoluer ses sources d'énergie : 87 % de la chaleur consommée était d'origine renouvelable en 2025, grâce à la géothermie, aux pompes à chaleur, à la récupération de chaleur « fatale » et au biométhane.
La démarche concerne également les véhicules, avec le remplacement progressif des modèles thermiques par des véhicules électriques, et le recours à des carburants à faible empreinte carbone pour certains engins spécifiques. Les travaux de rénovation de la piste 4 visent le recyclage de près de 90 % des matériaux issus de la démolition.
Au-delà de ses propres activités, Paris-Orly vise le zéro émission nette d'ici 2050 pour l'ensemble des émissions liées à son activité, incluant celles des compagnies aériennes, des fournisseurs et des déplacements des passagers et salariés (le « scope 3 »). L'aéroport travaille avec ses partenaires sur des leviers tels que les carburants aériens durables, la limitation de la consommation de carburant au sol et la facilitation des déplacements en transports collectifs.




