Une mobilisation d'ampleur a eu lieu à Vitry-sur-Seine, réunissant des élèves de tout le département, des enseignants et des parents d'élèves devant l'hôtel de ville. Ce rassemblement, initié par la ville, visait à exprimer les nombreuses problématiques qui affectent les conditions d'apprentissage des jeunes.
Les témoignages recueillis font état de locaux vétustes et insalubres, d'absences d'enseignants non remplacés, de plannings surchargés et mal conçus, ainsi que d'inquiétudes liées à Parcoursup et à l'orientation. Un sentiment général de malaise et d'abandon a été exprimé par les jeunes générations.
Venus de plusieurs lycées de Vitry (Jean Macé, Adolphe Chérioux) et d'autres villes comme le Kremlin-Bicêtre et Cachan, les lycéens ont défilé munis de banderoles et de slogans, trouvant une tribune devant les élus locaux.
Le maire, Pierre Bell-Lloch, a reconnu la légitimité des revendications et a assuré le soutien des élus pour limiter les risques de violences. Une élève du lycée Jean Macé a alerté sur le manque de cours dans des matières essentielles pour le bac, soulignant les fortes inégalités entre étudiants.
Les conditions d'apprentissage décrites incluent des problèmes d'hygiène, des plafonds effondrés, des températures extrêmes lors des canicules et des élèves sautant le déjeuner par manque de temps. Une élève du lycée Darius Milhaud a résumé la situation par un "burn-out" généralisé, critiquant Parcoursup et les sélections aléatoires, et réclamant sa suppression.
Face à ce qu'ils décrivent comme une indifférence et des "violences policières", les élèves ont affirmé leur détermination à continuer de revendiquer leurs droits et leur liberté d'expression. Cette position est soutenue par les parents d'élèves et les enseignants présents.
Un professeur du lycée Jean Macé a félicité l'organisation des élèves, dénonçant des "fermetures administratives abusives" et un "pouvoir sourd" qui cherche à les empêcher de s'organiser. Le mouvement se poursuivra dès le lendemain.
L'ensemble des témoignages collectés sera transmis au rectorat et à la Région.




