La ville de Vitry-sur-Seine, traversée par la Seine et une voie ferrée, a une histoire intimement liée à ses ponts. Le dernier en date, le pont-paysage Niki-de-Saint-Phalle, a été inauguré au pied de la nouvelle gare des Ardoines.
Avant le XIXe siècle, la traversée de la Seine entre Paris et Corbeil se faisait principalement par bateau depuis le Port-à-l’Anglais, un port existant dès le XIIIe siècle. Il faudra attendre 1912 pour qu'un concours soit lancé pour la construction d'un pont métallique entre Vitry et Alfortville. Le projet retenu, celui des établissements Arnodin, utilisait le système Gisclard avec des câbles. Ce pont de 250 mètres, dont la construction fut interrompue par la Première Guerre mondiale, s'acheva en 1928 et constitue aujourd'hui un point de franchissement important.
Une autre ligne de démarcation humaine traverse Vitry : le chemin de fer, qui coupe la ville en deux depuis 1840. Le développement des tramways fut freiné par le passage à niveau. En 1903, un passage sous les rails fut creusé avenue du Chemin-de-Fer (actuelle avenue Paul-Vaillant-Couturier), permettant au tramway de desservir le centre-ville.
Plus au sud, un autre pont enjambe le chemin de fer. Initialement nommé Mazagran, il fut renommé pont des Fusillés en 1945 en hommage à six cheminots résistants y ayant été fusillés par une troupe allemande le 20 août 1944, lors de l'insurrection contre l'occupation.
Dans le quartier des Ardoines, en pleine restructuration, un nouveau pont paysager de 300 mètres, le pont Niki de Saint Phalle, relie désormais la rue Léon-Mauvais à la rue Léon-Geffroy. Ce pont de 29 mètres de large, destiné aux véhicules et aux piétons, est également planté. Un projet de prolongement de ce pont sur la Seine vers Alfortville est également à l'étude pour désengorger le pont du Port-à-l’Anglais.




