À l'occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, des chercheurs du CEA et leurs partenaires présentent des avancées significatives dans la compréhension et le traitement des troubles psychiatriques. Ces travaux visent à mieux diagnostiquer ces pathologies et à améliorer leur prise en charge.
Pour accélérer le diagnostic du trouble bipolaire, une nouvelle méthode combinant électroencéphalographie (EEG), spectroscopie proche infrarouge fonctionnelle (fNIRS) et intelligence artificielle est développée. Cette approche, portable et non invasive, analyse l'activité cérébrale face à des stimuli émotionnels pour identifier le trouble avec une grande précision, y compris ses sous-types.
Concernant la dépression, des chercheurs utilisent l'imagerie par TEP pour comprendre comment la kétamine soulage rapidement les symptômes. En observant des modèles murins, ils ont constaté que la kétamine augmente la densité synaptique, améliorant les comportements dépressifs. Cette méthode ouvre la voie à une meilleure compréhension de la réponse aux antidépresseurs.
Le rôle d'un gène codant la protéine DCLK3 dans l'adaptation au stress et la mémoire a été révélé. Des études sur modèle murin montrent son implication dans des pathologies psychiatriques comme la dépression, les troubles anxieux ou la schizophrénie, apportant un éclairage nouveau sur ces maladies.
Enfin, l'intelligence artificielle permet d'analyser les plis uniques du cerveau, signature de chaque individu. Cette analyse fine pourrait aider à prédire des troubles psychiatriques tels que la schizophrénie, le trouble bipolaire et les troubles du spectre autistique, résultant d'interactions complexes entre développement cérébral précoce et influences environnementales.




