Projet d'incinérateur à Vitry-sur-Seine : la mobilisation des habitants de Maisons-Alfort s'intensifie

Une concertation publique est en cours pour exprimer l'opposition au projet Thermo-sur-Seine, jugé néfaste pour la santé et l'environnement.

Image générique d'un incinérateur industriel avec de hautes cheminées.
IA

Image générique d'un incinérateur industriel avec de hautes cheminées.

Une concertation préalable sur le projet d'incinérateur Thermo-sur-Seine, prévu à Vitry-sur-Seine, est en cours jusqu'au 1er novembre, suscitant une forte opposition des habitants de Maisons-Alfort et du Val-de-Marne.

Depuis le 1er septembre, une « concertation préalable » obligatoire, organisée par les porteurs du projet Thermo-sur-Seine, est en cours. Sur la plateforme dédiée, www.thermo-sur-seine-concertation.fr ou grâce au registre disponible à l’accueil de l’Hôtel de ville, les Maisonnaises et les Maisonnais sont appelés à se mobiliser pour faire entendre la voix des Val-de-Marnais.
Pour rappel, en décembre dernier, la Ville de Paris a approuvé le projet « Thermo-sur-Seine », qui prévoit l’installation d’un nouvel incinérateur à Vitry-sur-Seine, aux portes de Maisons-Alfort, sans dialogue préalable avec le Département du Val-de-Marne ou les communes concernées. Cette nouvelle installation industrielle, avec ses trois cheminées de plus de 100 mètres de haut, brûlera plus de 450 000 tonnes de déchets par an. Les pollutions produites s’ajouteront à celles des 3 incinérateurs déjà présents dans le Val-de-Marne, alors même que le département supporte déjà un niveau d’incinération deux fois supérieur à la moyenne francilienne.
Malgré les conséquences néfastes potentielles sur la santé, l’environnement et la qualité de vie des plus de 500 000 Val-de-Marnais vivant dans un rayon de 4 km, aucune étude préalable n’a été réalisée par les porteurs du projet pour évaluer ses risques.
Le Maire de Maisons-Alfort, Romain MARIA, le président du Département du Val-de-Marne, Olivier CAPITANIO, et le Député Michel HERBILLON ont demandé en vain une réunion publique à Maisons-Alfort. Des centaines de messages d’opposition sont publiés chaque jour sur la plateforme de concertation, qui se clôture le 1er novembre. « Ce projet, que la Ville de Paris veut imposer unilatéralement, constitue une violence inadmissible », a déclaré Romain MARIA, appelant les habitants à poursuivre leur mobilisation.
Une pétition lancée par le Département du Val-de-Marne en mars dernier, comptant déjà plus de 16 000 signatures, vise également à obtenir l’abandon du projet.
Information rédigée à partir de la source officielle : Ville de Maisons-Alfort (08/10/2026)