Le projet IDEM reçoit un financement de l'ANR pour étudier les erreurs administratives

Une recherche sociologique et démographique sur les inégalités produites par les erreurs administratives, coordonnée par Adama Ouedraogo de l'UVSQ.

Image générique de documents administratifs et d'une loupe sur un bureau.
IA

Image générique de documents administratifs et d'une loupe sur un bureau.

Le projet IDEM, axé sur les identités déformées par l'erreur administrative, a été sélectionné par l'Agence Nationale de la Recherche (ANR) pour un financement dans le cadre de l'appel à projets générique 2026. Coordonné par Adama Ouedraogo, enseignant-chercheur au laboratoire PRINTEMPS de l'UVSQ, ce projet vise à analyser les inégalités produites par ces erreurs.

Le projet IDEM (Identités déformées par l’erreur administrative et ses mécanismes : profils, inégalités et réponses institutionnelles) a obtenu un financement de l'Agence Nationale de la Recherche (ANR). Il s'agit d'une initiative de recherche sociologique et démographique qui débutera en janvier 2027 pour une durée de quatre ans.
Le projet est porté par un consortium de quatre partenaires : le Laboratoire Printemps (UVSQ/CNRS), le Centre de recherche de l'Institut de Démographie de l'Université (CRIDUP-Paris 1), l'unité de recherche Migrations internationales et minorités (MIM) de l'INED et le Défenseur des droits. Adama Ouedraogo, spécialiste en démographie et chercheur au laboratoire PRINTEMPS, coordonne ce projet.
Le rôle de coordinateur implique une double mission : administrative, incluant l'interface avec l'ANR, la gestion des partenariats et le suivi financier, ainsi qu'une mission scientifique pour piloter toutes les étapes de la recherche, de la gestion des données à la vulgarisation des résultats.
Le projet IDEM propose une analyse des erreurs d’identification administrative en France, telles que les collisions, homonymies ou doublons, souvent invisibilisées mais aux conséquences majeures. Il explore comment ces erreurs peuvent générer marginalisation, inégalités territoriales et amplifier les discriminations sociales (genre, classe, origine migratoire, etc.).
S'appuyant sur une approche mixte, le projet combine analyse documentaire, exploitation de bases administratives, enquêtes par questionnaire et qualitatives. Les résultats attendus visent à informer les décideurs publics sur l'impact des erreurs d’identification administrative et à renforcer le lien entre recherche et société.
Le financement de l'ANR s'élève à 592 201 euros. Le lancement scientifique est prévu pour janvier 2027, pour une durée de 48 mois.
Information rédigée à partir de la source officielle : Université de Versailles Saint-Quentin (UVSQ) (02/11/2026)